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Ce projet est placé sous l’égide du CNES avec délégation à l’association Planète Sciences pour le pilotage de l’opération.

Par : Webmestre
Publié : 5 juin
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Ballon-sonde stratosphérique

Le mardi 6 juin, à 11 h, si la météo le permet, quatre élèves du lycée lanceront un ballon-sonde, en lien avec le CNES, dans le cadre de leur formation STI2D.
(photo d’archive)

Lancement d’un ballon - sonde instrumenté le 6 juin.

Quatre élèves du lycée dieppois Pablo Neruda lanceront mardi 6 juin un ballon-sonde, en lien avec le CNES (Centre national d’études spatiales), dans le cadre de leur formation.

Le mardi 6 juin, à 11 h, si la météo le permet, ils feront décoller le ballon-sonde qu’ils ont confectionné depuis décembre dernier, dans le cadre de leur bac STI2D (Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable). Le lâcher de l’engin est prévu sur le parking du stade Jean-Dasnias, chemin des Bruyères.

« Notre ballon-sonde comprend un GPS, deux capteurs de luminosité, l’un orienté vers le sol, l’autre latéral », explique Nicolas. « Il possède aussi deux capteurs de température, l’un dans la nacelle, l’autre à l’extérieur. Il a aussi un capteur de pression, une caméra. »

Durant tout son trajet, ou presque, son système de transmission radio diffusera les informations en direct. Elles seront réceptionnées dans une salle située au dernier étage du lycée. Le contact ne devrait être perdu que lorsque l’engin se rapprochera du sol, selon le nombre de kilomètres parcourus. L’année dernière, il avait atterri le jour même, à 150 km au sud-est de Dieppe, dans les Yvelines.

« Nous sommes sélectionnés pour la 4ème année consécutive par le CNES pour participer à cette expérience avec le soutien de Planète Sciences Normandie, apprécie François Kowal. L’enseignant ajoute : Nous envoyons notre candidature début septembre. Seulement soixante-dix ballons sont lancés chaque année dans le cadre de ce partenariat en France. »

Parmi les quatre lycéens dieppois de STI2D engagés dans cette aventure, trois sont spécialisés en SIN (Systèmes informatiques et numériques) et l’un en ITEC (Innovation technologique et éco-construction).

Le lâcher du ballon d’hélium fait partie de cet apprentissage : « Il sera gonflé à 6 m³ au sol. Mais au fur et à mesure de la montée et des changements de pression, il atteindra 20 m³ », résume le professeur. « À environ 30 km de hauteur, il explosera. Il retombera et son parachute s’ouvrira ».

Le GPS intégré doit permettre de le retrouver rapidement. Les personnes qui le dénicheront sont aussi invitées à signaler leur découverte au CNES, ou au lycée, grâce aux contacts inscrits sur l’appareil.

Ces élèves n’ont pas manqué de sollicitations, vendredi après-midi, dans le hall de l’hôtel-de-ville de Dieppe au cours de l’animation organisée par la Ville de Dieppe, à l’occasion du retour sur terre de Thomas Pesquet. Ils ont présenté leur projet « spatial », accompagnés d’un professeur, François Kowal, par ailleurs instructeur « avions et ULM » à l’aéro-club de Dieppe et de leur proviseure, Isabelle Baratte.

lire l’article du journal "Paris-Normandie" du 3/06/2017.

Expo à la mairie de Dieppe le 2/06/2017 -  PDF - 366 ko"
Expo à la mairie de Dieppe le 2/06/2017

Séminaire 2015 CNES (Centre National d’Etudes Spatiales)

Pour la fête de la Science 2015, le lycée Neruda a été sélectionné par Planète Sciences pour représenter la Normandie au CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) à Toulouse le 7/10/2015.
programme du séminaire

Deux étudiants et un professeur font le déplacement pour présenter le projet réalisé au lycée.

Projet STI2D Réalisation et lancement d’un ballon-sonde, baptisé "La coquille dieppoise", transportant des expériences scientifiques.

Le cadre du projet

En terminale Sciences et Technologie de l’Industrie et du Développement Durable (STI2D), dans le cadre des spécialités Innovation Technologique et Eco-Conception (ITEC) et Système d’Information et Numérique (SIN) au lycée Pablo Neruda de Dieppe, cinq élèves ont comme projet de réaliser la nacelle expérimentale d’un ballon sonde avec des expériences à bord.

Ce projet est placé sous l’égide du CNES avec délégation à l’association Planète Sciences pour le pilotage de l’opération.
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/7159-un-ballon-pour-l-ecole.php
http://www.planete-sciences.org/espace/-UBPE-

Deux élèves d’ITEC ont conçu la nacelle qui servira à intégrer et transporter les différentes expériences ; les trois élèves de SIN ont réalisé la nacelle (durée du projet 70h).
La nacelle sera lancée grâce à un ballon sonde stratosphérique (jusqu’à 30km d’altitude environ).

La nacelle embarque plusieurs expériences basées sur la luminosité, la pression, l’humidité et la température ainsi que deux enregistrements vidéo en dessous et en latéral. Un émetteur GPS permet le suivi de la trajectoire.
Les informations seront retransmises au sol pendant toute la période de vol.

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La préparation du vol.

Phase de calculs et de simulations tenant compte de tous les paramètres (pressions, températures, vitesse et direction du vent,...)

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Le lancement.

Le lâcher a été réalisé le mardi 06 mai à 15h15 ; les conditions météo étaient acceptables.

Sur le terrain d’envol, les élèves et les professeurs disposent le matériel, effectuent le gonflage du ballon et vérifient l’installation du matériel dans la nacelle. L’envol est maintenant possible.

Vidéo du lancement


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Une équipe mobile du lycée quitte le lycée vers 15h en direction du nord : grâce aux indications GPS, elle suit le parcours du ballon pour le récupérer après sa chute.

La phase de vol.
quelques images en attendant l’exploitation de la vidéo de descente.

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La phase de récupération.

La nacelle et le parachute ont été retrouvés le soir même, vers 18 h, au 86 rue Jean Jaurès à Cuinchy, dans le Pas-de-Calais, non loin de Béthune...sur la ligne
électrique !
Cette famille a contacté le numéro vert qui était sur la nacelle et le CNES
a fait dépêcher des agents EDF pour couper l’’alimentation de la ligne
électrique ; la nacelle et la chaîne de vol ont pu être récupérées.
La sonde a parcouru une distance d’environ 150 km, plus importante que les estimations réalisées.

L’ensemble a repris la route vers Dieppe en voiture.

Margot Guillemette, Thomas Chevalier, Thomas Brouard, Pierre-Alix Petru et Arthur Deroide vont maintenant devoir analyser les données recueillies.

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Un grand merci aux habitants qui ont appelé le lycée, prévenu le services d’astreinte de ERDF et réservé un accueil chaleureux à l’équipe mobile.

Le témoignage de la famille Billaut qui a reçu le ballon-nacelle au dessus de sa maison.

" Notre voisin nous a averti vers 17h30 qu’un objet avait atteri au dessus de notre voiture, sur les lignes électriques. Nous avons été très surpris par la taille de l’objet en question. Nous avons coupé les ficelles de la boîte et découvert les instructions dessus. Notre fille était contente, elle pensait avoir gagné un cerf volant. Pour le reste du dispositif, nous avons préféré appeler l’EDF. Notre famille et nos voisins étaient curieux et sont venus voir de plus près. Quand on a remarqué la caméra, on a arrêté de dire des bêtises ! Nous avons téléphoné aux numéros indiqués. C’est notre voisin qui a été contacté par le lycée. Quand mon mari a parlé aux gendarmes d’un objet volant non identifié qui était tombé chez nous, nous avons pensé à La Soupe aux choux et avons bien ri. On se demandait quel était le projet scientifique mentionné sur la boîte, le nombre de jours qu’il avait fallu à la sonde pour arriver chez nous, l’altitude de vol... Les professeurs sont arrivés vers 18h et ont répondu à nos questions. Nous avons même reçu l’autocollant des coquillages de Dieppe en souvenir. Ma fille de 3 ans était contente quand même, même si elle n’a pas gardé le cerf volant. Et le fils de notre voisin, 9 ans, aurait aimé voir l’intérieur de la boîte. Il sera content de voir le reportage qui raconte notre aventure. Je pense que ça ne nous arrivera qu’une fois dans notre vie de recevoir une sonde météo chez nous, et une heure après les gens qui l’ont lancée ! Bravo à tous !
Lucie avec Cédric, Lénaïs et Joshua "

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Conclusion ... et suite

Le projet a été une aventure technique et scientifique qui a permis aux 5 élèves d’être confrontés à des réalités techniques avec des contraintes de temps. Ils leur restent à dépouiller l’ensemble des données acquises.

Les 5 élèves et les 2 professeurs qui ont animé « La coquille dieppoise » remercient l’ensemble des acteurs qui ont permis de mener à bien le projet, en particulier les membres de l’association Planète Sciences.

Documents joints

Articles

  • Les élèves au CNES de Toulouse - Novembre 2016

    Après avoir envoyé dans le ciel, à 30 000 m d’altitude, une sonde à l’aide d’un ballon, au cours de l’année de terminale STI2D, les étudiants, maintenant en BTS, ont été invités le vendredi 14 octobre 2016 par le CNES avec 5 autres équipes françaises retenues.